Cas de violence dans un CHSLD, «C'est pas la première fois qu'elle fait du tort !» TVA 05 décembre 2013

Cas de violence dans un CHSLD, «C'est pas la première fois qu'elle fait du tort !» TVA 05 décembre 2013

Une employée impliquée dans le dossier de voies de fait au CHSLD Saint-Lambert-sur-le-golf avait déjà fait l'objet de plusieurs plaintes. Ses collègues avaient dénoncé son comportement à plusieurs reprises, a déclaré l'une d'elles au Négociateur.

Plus tôt cette semaine, la direction de cet établissement de la rive-sud de Montréal indiquait que deux employés avaient été congédiés dans la foulée d'un cas de violence survenu l'été dernier. La police de Longueuil a d'ailleurs ouvert une enquête criminelle et procède à l'analyse de bandes vidéos qu'elle a perquisitionnées le 21 novembre. Elle tente de voir si les gestes reprochés ont pu provoquer la mort de la victime.

«Elle a craché dans la face des patients, [...] elle les serrait par les bras, [...] les marques étaient là»

En entrevue, la dame, qui ne s'est pas identifiée, dit qu'elle était consciente de la situation «depuis plus d'un an et demi». «C'est pas la première fois qu'elle fait du tort», a-t-elle ajouté.

«J'ai constaté des faits, j'ai été les relater aussi, mais étant donné qu'on n'avait peut-être pas assez de preuves - c'est ce qu'on me disait -, ils ne pouvaient pas rien faire», a-t-elle confié à Claude Poirier.

Crachats et brutalité

Que reproche-t-on à l'employée problématique? «Elle a craché dans la face des patients, [...] elle les serrait par les bras, [...] les marques étaient là», énumère son ex-collègue. Ces gestes d'«abus total» ont été inscrits à son dossier, mais on ne sait pas si un suivi a été fait.

Des comportements d'autant plus inadmissibles que la clientèle visée était particulièrement vulnérable, atteinte de la maladie d'Alzheimer.

Pour avoir dénoncé ce qu'elle a vu, la femme qui s'est confiée ce matin a reçu des menaces de mort de la part d'une des employés congédiés. «Il n'y a rien qu'elle n'a pas dit pour me faire taire», relate-t-elle.

Fait inquiétant: les deux personnes sanctionnées par le CHSLD y donnaient de la formation avant d'être mises à la porte, selon la dame.