M. Lemelin PDG
«Premièrement, j'aimerais remercier les participant(e)s pour leur présence et de leur disponibilité.»
Le 29 juin 2010 dernier avait lieu notre Assemblée générale.
Le message de nos membres est très clair, la Fédération des préposé(e)s aux bénéficiaires public et privé du Québec doit évoluer de façon à offrir des services spécifiques, que ce soient en formation continue dans les Établissements privés, mais aussi en inspection systématique de ceux-ci.
À plusieurs reprises, les membres nous ont fait part de l'échec de la certification et de la non-pertinence de celle-ci.
Pourquoi ? Elle n'est pas suivie tout simplement, la majorité des Établissements privé présente un portrait illusoire au Gouvernement, car la réalité est tout autre : Selon nos membres la situation se dégrade d'année en année, la loi 90 est carrément utilisée à la solde des propriétaires qui se font une joie de la manipuler à leur guise.
La Formation sur les principes pour le déplacement sécuritaire des bénéficiaires (PDSB). Les objectifs de la formation PDSB ne sont pas offerts dans le milieu et mème une fois suivi, il n'y a pas de continuité pour l'améliorer, la réanimation cardio-respiratoire (RCR) n'est pas non plus enseignée selon les règles, de plus, plusieurs fournisseurs de services offrent de la formation se résumant à une journée de trois(3) heures et donnent immédiatement la carte de compétence et pourtant pour obtenir une carte de compétence en bonne et due forme, deux(2) jours de formation sont exigés.
Oui, les membres s'accordent à dire que la certification était une première au Québec et sont d'accord qu'il y a place à l'amélioration, par contre depuis son implantation, plusieurs hésitent, et profitent de la faiblesse de la règlementation afin de prolonger cette lassitude pour ne pas se mettre à jour, il y a eu peu de changements positifs. Des membres ont travaillé avec des collègues, ceux-ci avouent ouvertement qu'ils sont illégaux, sans formation de base, qu'ils ont transigé dans plusieurs Établissements privés et publics (Par les agences), sans embûches, ni aucune obligation et nous affirment avec mépris que rien n'a réellement changé, le Gouvernement n'a pas été capable de livrer la marchandise.
En ce qui concerne les visites d'agrément, les membres nous confirment que c'est une vraie plaisanterie, aucune crédibilité, surtout que les propriétaires déclarent avec conviction qu'ils ne cesseront jamais leurs activités à la solde, car on ne peut fermer des lits, c'est l'évidence mème, le Gouvernement s'agenouille devant eux, on manque de lits suite au débordement du milieu public. Comme les membres nous le rapportent, une formation de base (PDSB et RCR) n'est mème pas à considérer.
Il y a des gens qui sont prèts à suivre des formations, mais la plupart du temps les Établissements ne veulent pas investir dans le milieu, de plus l'utilisation des coupures de services leur servent de prétextes et leur permettent d'éviter leurs obligations. L'imposition d'une formation obligatoire devrait ètre recommandée au Ministre de la santé, car la plupart des travailleurs se moquent de la règlementation, aucune conscience professionnelle, ils ne sont pas obligés de suivre une ligne directrice, ni s'astreindre à des règles, prodiguer des soins invasifs et distribuer des médicaments génèrent une situation lamentable et médiocre. Le vol de médicaments est devenu monnaie courante, pas de suivi sérieux, mème si des propriétaires ont été avertis, loin d'eux, ces préoccupations.
Certains individus sont salariés en argent sous la table, bien souvent ceux-ci sont tributaires du bien-ètre social, ils s'en vantent avec fanfaronnade, donc n'importe qui s'improvise PAB. Il y a des ententes conclues avec des Établissements privés en Éducation, la plupart de ces gens arrivent sur le marché du travail avec une formation de trois(3) à (4) semaines, avec un bagage minime en soins et techniques, très restreint surtout dans les cas de maladies complexes, ils sont démunis, alors que ceux qui sont expérimentés s'en sortent nettement mieux.
En tant que Président, je confirme ces dires, car j'ai eu l'honneur de discuter avec un regroupement sous l'effigie d'une Fédération qui représente plus de 150 Établissements de santé privés, de petites à grandes surfaces, dans la région 03 et 12. Les Employeurs m'ont confirmé respectueusement que la règlementation était en déroute, que son implantation fut établie avec amateurisme et sans appui, ni explication précise sur l'enchaînement du procédé de la part du MSSS. Ils ne nient pas nos affirmations, et certains d'entre eux nous authentifient que les problèmes récurrents sont beaucoup plus profonds.
Depuis vendredi le 25 juin 2010, nous avons une équipe qui sillonne la région 03, afin d'explorer les milieux des Résidences pour personnes âgé(e)s et Ressources intermédiaires, on remarque que les propriétaires sont positifs à la venue de la Fédération des préposé(e)s
aux bénéficiaires public et privé du Québec., actuellement aucun refus de leur part, nous avons été accueillis positivement. La région 03 est sous la loupe de la Fédération des préposé(e)s aux bénéficiaires public et privé du Québec.
Nos membres ont été unanimes, la Fédération des préposé(e)s aux bénéficiaires public et privé du Québec. devra inspecter les Établissements privés, vérifier les cartes, le travail des PAB. Actuellement, les Établissements privés sont conscients que la Fédération des préposé(e)s aux bénéficiaires public et privé du Québec se déplace dans les cas de plainte, donc les propriétaires profitent de la situation pour étirer le temps de la rencontre.
Une vérification des actes posés dans les soins donnés, car il y a risque de découvrir des personnes non lavées, couvertes de plaies de lit, des manquements à une hygiène normale et conforme à divers niveaux dont les médias pourraient obtenir copie pour dénoncer les mauvais traitements.
Car oui, un manque de soins fait aussi partie des mauvais traitements.
La Fédération des préposé(e)s aux bénéficiaires public et privé du Québec fut très constante avec le MSSS et l'Office des professions. Nous croyons qu'il est nécessaire d'évaluer la viabilité et la fiabilité d'un tel règlement(Loi 90), L'Office des professions s'est dit crédible et capable de veiller à ce que les conditions qui seront alors prévues au règlement soient suffisantes pour assurer la protection du public.
Selon l'Office des professions, il considère que le système professionnel a rempli sa fonction en offrant des balises suffisantes pour la protection du public.
Est-ce vraiment le cas ?
Le temps nous le témoignera !
À suivre ...