Selon la Ministre Dominique Vien, le projet de Loi 16 est sans contredit, un projet de Loi qui améliorera la protection auprès des personnes vulnérables au Canada. La Ministre Dominique Vien a entendu plusieurs partenaires du Réseau, notamment la FPBQ. Notre message fut très clair, catégorisation des résidences, formation de base obligatoire et continue, ainsi que la vérification des antécédents judiciaires pour tous les PAB.
Lors de notre présentation en Commission parlementaire en date du 13 septembre 2011 dernier à L’Assemblée nationale du Québec, nous avons déposé un mémoire exposant nos opinions au nom des préposé(e)s aux bénéficiaires, membres de la Fédération, via le sujet de la formation pour les futur(e)s candidat(e)s et ceux (celles) en emploi actuellement. La Ministre Dominique Vien écouta attentivement nos recommandations et nos commentaires, de plus, la Ministre, ainsi que des membres de l’Opposition officielle eurent l’occasion de questionner la FPBQ sur divers points concernant le travail des préposé(e)s aux bénéficiaires dans le déroulement des soins de base et complexes.
Lors de la réunion, la Ministre questionna le pourquoi des départs et du roulement incessant des PAB, trois raisons majeures furent portées à son attention: «La sécurité du PAB, surtout lorsqu’il est laissé seul au travail avec 50, 100, 150 clients, particulièrement au cours des chiffres de soir et de nuit dans les établissements. Suivie de la responsabilité professionnelle côté nursing à l’administration de médicaments et de soins invasifs, une formation donnée expéditive des soins complexes, pas d’assurance erreur et omission, et en dernier lieu, le salaire représente un irritant majeur, car celui-ci n’est pas en comparaison relié avec les responsabilités professionnelles demandées, des cas lourds qui occasionnent des risques d’incidents et d’accidents comparés à ceux que l’on retrouve en CHSLD publics et semi-privés conventionnés.» De l’avis de la FPBQ, en résidences pour Aînés avec service, il est incorrect de prétendre que les cas font partie de deux(2) catégories : autonome ou semi autonome, de plus en plus d’entente avec des CSSS en Ressources intermédiaires à l’intérieur de leurs murs (Résidences pour personnes aînées), confirment que les pertes en autonomie lourde sont une norme courante, donc dans un établissement, la FPBQ considère non pas deux(2) catégories, mais bien que trois(3) s’y retrouvent.
Pour ce qui est de la formation, il est essentiel qu’elle soit universelle, avec obligation, graduelle pour ceux en emploi et immédiate pour tous les nouveaux PAB qui désirent travailler dans le domaine. Une personne formée, surtout avec le DEP, saura ce qui l’attend en établissement surtout en situation de cas en lourde perte d’autonomie.
Dans le constat, l’assurance professionnelle demeure une inquiétude bien réelle, il y aura des réflexions profondes et discussions qui devront être amorcées avec la Ministre Vien, surtout après vérification de contrat d’assurance professionnelle. La plupart des assurances à bien des égards ne couvrent que le propriétaire dans la responsabilité professionnelle, et non le PAB, car oui, il y a disparité dans les contrats d’assurance entre chaque établissement. Les infirmières et infirmières auxiliaires n’ont pas à se soucier de ce problème, car effectivement, elles sont couvertes en vertu de leur Ordre professionnel, ce qui n’est pas le cas des PAB ! Donc les familles, constatant des lacunes en nursing de la part d’un PAB, pourraient dans l’éventualité obtenir gain de cause contre un PAB, de plus, les propriétaires sont carrément indépendants lorsqu’un PAB fait des erreurs en soins complexes même évitables, on constate que le congédiement est la voie la plus utilisée afin d’éviter l’utilisation de l’assurance professionnelle.
C’est l’évidence même, un bureau d’avocats expérimentés, serait en position de poursuivre conjointement le PAB et l’Employeur afin d’obtenir réparation en cas de préjudices, le processus mettrait le patrimoine familial du PAB en péril. Mythe ou réalité, au moment d’écrire ces lignes, un bureau d’avocats de Montréal est présentement à l’étude sur l’engagement de la responsabilité professionnelle du PAB, des formations requises afin de prodiguer des soins complexes sécuritaires. En conséquence, ces circonstances présagent le départ de plus en plus de personnel soignant à faible revenu de quitter la profession avec justification ayant pour cause des responsabilités trop grandes, par rapport au salaire.
Je me souviens d’un commentaire d’une représentante d’un bureau d’assurance réputé au Québec, les Assurances Desjardins : «Nous évaluons le risque des PAB à très élevé, compte tenu de la complexité des tâches en nursing, de plus constatant des manquements en savoir académique pour prodiguer ces soins dits complexes, les PAB sont des gens de grande qualité, nous n’en doutons pas, par contre avec des soins aussi complexes, des formations adéquates pour appliquer ce nursing, diffèrent et qui semblent confuses sont portées à notre connaissance, (Car ils ont des résidences, RI, assurés chez eux) non conformes d’un endroit à l’autre, nous considérons et concluons avec constat négatif, le risque élevé. Devenir PAB, demande une évaluation éclairée, la pratique de ce métier exige des compétences approfondies comme celle d’une infirmière, accomplies dans le respect des règles des activités de soins en vigueur ! Nous ne comprenons pas la décision du MSSS et l’Office des professions autorisant un tel partage de responsabilités sachant que ces gens n’ont actuellement ni la capacité, ni de normalisation claire, absence des règles de soins selon l’industrie des soins complexes prodigués, aucun Code de Déontologie soutenu par l’autorité d’un professionnel habilité par la Loi à les exercer, avec absence dans bien des cas d’encadrement professionnel dans ces établissements, imputable, les conditions explicites sont à bien des égard nébuleuses, donc en d’autres termes à risque, elles sont préjudiciables. Ce contexte nous engage à une multitude de questionnements qui selon notre avis demeure sans réponse satisfaisante !...» (Juin 2008).
Un comité sur le projet de règlement de la Loi 16 devrait être mis de l’avant sous peu, nous avons explicitement demandé à la Ministre que la FPBQ soit présente. Nous sommes conscients qu’un énorme travail devra se faire afin de conscientiser la Ministre pour que la voix des PAB soit entendue du côté nursing. Parler est un moyen facile dans son application, mais la réalité reste tout autre, un défi à relever !