Familles, clients,
Au cours des soins complexes prodigués*, quel est votre degré de confiance envers les préposé(e)s aux bénéficiaires (PAB)?
Valide du 01/02/12 au 29/02/12
Répondez ici.
« Je préfère l'avenir au passé, car c'est là que j'ai décidé de vivre le restant de mes jours »
Citation de :
Victor Hugo
Le 20 mai 2009, le journal La Presse nous apprenait que l’Office des professions a confirmé qu’un Ordre des Préposé(e)s aux bénéficiaires ne serait pas créé. Qu’est- ce que cela implique : La non- reconnaissance de la profession, pas d’encadrement des tâches, soins et services, aucune protection en cas de préjudices en ce qui concerne les soins invasifs et la distribution des médicaments, obligation à tous les préposées de prodiguer des soins invasifs sans prendre en compte votre opinion, augmentation de vos tâches quotidiennes, décision qui sera prise par l’OIIQ pour les soin à venir, on veut maintenir aucun changement dans le système de la santé. Et les syndicats, aucunes réactions, ils acceptent que vous soyez des travailleurs de seconde classe, vous n’avez pas le droit au titre de professionnels, d’améliorer vos conditions de travail ? À l’émission de Dutrizac à 98.5 FM de Montréal, la Ministre des Aîné (e )s, Mme Marguerite Blais n’a pas voulu commenter sur le refus de l’Office des Professions de la création d’ un Ordre des PAB. (Entrevue sur notre site internet dans la section : FPBQ entrevue).
Est-ce que les préposé(e)s aux bénéficiaires sont prêts à s’unir ou à donner raison au gouvernement ? Deuxième question : mais où sont passés les PAB et leur fierté ?
Des non- membres ont communiqué par courriel à la Fédération. Les propos tenus que l’on pouvait lire : «On savait que vous ne réussiriez pas, on n’a pas besoin de vous, nos syndicats protègent les PAB…». Ce que je leur réponds, il est facile de critiquer, surtout sans implications de leur part et ils manquent de courage surtout lorsqu’ils s’identifient avec pseudonyme et eux que font-il pour leur profession ? Il est aberrant de constater la mesquinerie des gens de peu de valeurs se réjouir sur la question de la reconnaissance, je trouve qu’ils ont une piètre estime d’eux-mêmes ainsi que celle de leur profession. Un grand nombre de PAB n’ont pas adhéré à notre organisation professionnelle prétextant milles et une raisons, préférant subir que de se battre pour une cause noble et juste. Les PAB ont toujours été sous le régime de l’Ordre des infirmières du Québec au point vue décisionnel, sans avoir droit de parole, imposer dans les moindres détails et ordonnances en rapport aux soins et services, comme de bons petits soldats. La Fédération a dénoncé et déclaré des situations intolérables auprès des médias, nous avons été honnêtes, non hypocrites, collaborateurs, transparents, parfois nos paroles ont dérangé, nos pairs (PAB) ainsi que les autres organisations en santé. Accepter la situation actuelle, c’est accepter son propre futur. On nous a reproché durant des années que nous n’étions pas à la hauteur d’un professionnel, on ne demande qu’à s’améliorer et on cherche à nous étouffer alors que l’on nous a déjà mis le bâillon sur la bouche, pourtant on nous impose sans scrupules de prodiguer des soins complexes, d’augmenter nos responsabilités, sans tenir compte de notre avis et on nous dit que nous ne méritons pas d’être reconnus professionnellement. Non merci, je ne suis pas cet individu qui mange de ce pain et vous ?
La Fédération est fière de ses membres, car eux veulent du changement. Le changement positif fait peur, car on ignore en quoi consiste ce changement. Nous avons dérangé nos dirigeants au gouvernement, un signe évident que nous sommes sur la bonne voix. Si nous voulons augmenter notre présence auprès du gouvernement, il faudra nous donner des moyens, car du bénévolat c’est valorisant, mais cela ne nourrit pas très bien une famille, et ça ne paye les factures. Cinq ans de bénévolat, personne ne peut remettre en question ce dévouement, mes consœurs et confrères ont fait de même, avec leurs travails à temps plein, leurs familles. Nous devrons faire des choix.
La Fédération des préposé(e)s aux bénéficiaires n’a pas l’intention de renoncer, au contraire, nous continuerons sur la reconnaissance de notre profession. Il est temps que la population du Québec soit conscientisée, il en va du bien-être de la collectivité. L’Office des Professions et le législateur croient que nous baissons pavillon devant leur refus, devant l’adversité, on ne perd qu’une bataille et non la guerre. Provoquer des évènements et changer le cours de ceux-ci exigent toujours un bonne dose de courage, et c’est ensemble la Fédération et vous, PAB, que nous réussirons, vous donner ce que vous désirez. Pas demain, Aujourd’hui.
Merci de votre encouragement, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.
Un an s’est écoulé depuis la dernière Assemblée générale. Le constat, détérioration des soins auprès des personnes vulnérables. Certains de nos membres nous affirment que des propriétaires ont fermé leur cafétéria, ce qui occasionne aux personnes vulnérables à se tourner vers un service de popote roulante ou un service privé, pour se procurer de la nourriture, bien souvent médiocre et parfois réduite en bouillie à cause des délai et des distances parcourues sur la route. Par exemple, un grilled cheese (Sandwich au fromage), humide composé d’un fromage durci.
L’imposition de la formation RCR? et PDSB?, n’est plus la norme pour bien des propriétaires privés, le gros bon sens et la non expérience sont mises de l’avant. La situation est bien présente car la plupart des gens répugnent à changer des culottes pleines de selles et d’urine, ils s’occupent de nettoyer les chambres lorsque l’odeur domine dans le couloir. Les tournées de changement de culotte d’incontinence ne sont effectuées qu’après 12.00h, donc imaginez les fesses couvertes de rougeurs, d’infection. Pour les personnes vulnérables ne pouvant s’exprimer suite à leurs conditions de santé, des individus mangent le contenu de leurs cabarets et notent par la suite qu’ils ont bien mangé et pourtant la malnutrition en apports alimentaires est toujours évidente. Les prises de tension artérielle ne sont qu’occasionnelles, aucun suivi régulier des selles, on y retrouve de la désinformation écrite dans les cahiers à ces sujets. Le vol de médicaments est exponentielle, surtout les narcotiques, les clients ne sont pas soulagés, bien évidement. Des PAB? ont été congédié(e)s à cause de la violence et des vols commis, ils (elles) se retrouvent facilement dans d’autres établissements, et ce au vu et au su de tous.
Nos membres nous rapportent que le personnel déserte les résidences pour personne âgées, la cause première des départs, la non protection professionnelle des PAB? dans les soins complexes à prodiguer (Sans assurance-erreur et omission indépendante des propriétaires), en ajoutant la formation donnée par des infirmières des CLSC toujours déficiente, sans suivi des règles dictées par la Loi et de leur Ordre, augmentation des cas lourds et alourdissement des cas déjà présents qui s’accélèrent au fil des mois dès leurs arrivées dans l’établissement et que l’on devrait transférer en RI ou CHSLD? à cause de la dégradation de leur santé.
Il y a fermeture des postes de travail d’infirmières et infirmières auxiliaires pour être remplacées par des préposé(e)s aux bénéficiaires, ce qui augmente considérablement la responsabilité des PAB?, en ayant toujours comme optique : des économies.
Nos membres nous parlent de problèmes récurrents, vingt ( 20 )toilettes partielles en avant-midi, restriction sur la quantité des culottes d’incontinence, des plaies de lit majeures, seuls de nuit avec 100 à 150 clients, coupures dans les soins, il y a des établissements privés qui n’offriront plus de services de soins, les clients devront se débrouiller.
Les membres sont unanimes, en améliorant les pratiques de soins, on réduira les chutes, en prévenant les infections, on éliminera au minimum les plaies de lit. Pour être capable d’œuvrer auprès d’une clientèle en perte d’autonomie avec une multitude de maladies, qui a généralement de la difficulté à communiquer, il faut considérer au départ de l’expertise, et cette expertise n’est pas seulement en acquérant de l’expérience, mais cela passe inévitablement par la formation continue. Pour les nouveaux arrivants dans le réseau comme préposé(e) aux bénéficiaires, l’incontournable est une formation de base obligatoire en Centre de formation professionnelle. C’est primordial, car selon nos membres, avec leur connaissance sur le terrain, des gens pas ou peu formés seront démunis, dangereux, incompétents. Un meilleur contrôle des récalcitrant(e)s du système qui ne sont définitivement pas à leur place dans le système de Santé du Québec devrait être répertorié sur une liste de PAB?, accessible au grand public afin de les connaître pour protéger le public, surtout dans le cas d’abus, mais aussi dans les circonstances d’un dossier criminel connu, aucun compromis surtout dans le cadre des soins donnés.
Par le fait même, le nom de la Fédération des préposé(e)s aux bénéficiaires publics et privés du Québec portera dorénavant le nom de Fédération professionnelle des Préposé(e)s aux Bénéficiaires du Québec (FPBQ?). Pourquoi ? Beaucoup d’établissements, croient à tort que nous sommes une organisation syndicale et pourtant nous sommes une association professionnelle reconnue par le MSSS et le gouvernement du Québec, dans un but de faire la promotion de notre profession auprès de la population du Québec et de protéger le public et notre titre d’emploi en s'assurant que nos membres exercent avec professionnalisme leur vocation et en contribuant à promouvoir une qualité optimale, dans un souci de développement personnel, professionnel afin de répondre aux besoins de la population du Québec. Ce sont des valeurs d'excellence, de respect, d'humanisme, d'engagement, de collaboration, afin de travailler ensemble avec positivisme, et baser une relation de confiance entre nos membres.
Je voudrais vous partager une réflexion sur la vie ...
Plus c'est vide, plus c'est lourd. Beau paradoxe, n'est-ce pas? N'avez-vous pas l'impression qu'il en est ainsi de la vie parfois? N'avez-vous jamais ressenti que moins il y a de choses importantes à faire dans votre vie, plus elle vous semble lourde à porter? Que, moins on en fait, moins on veut en faire? Et qu'à traverser des déserts (moral, spirituel, sentimental, professionnel) notre pas s'alourdit? Que plus on s'isole, plus lourde est la solitude? Que moins on accepte de responsabilités, plus monotone est la réalité?
À toujours envoyer derrière soi les désagréments de la vie, notre sac à dos risque le trop-plein. Croyant alléger notre vie en évitant les écueils qu'on aurait à traverser, nous l'alourdissons irrémédiablement jusqu'à ce que l'on ploie sous l'effort ou le poids de la lassitude. Quelqu'un m'avait dit un jour que quand elle rencontrait des difficultés ou des contrariétés, elle disait « slack » en faisant un geste de la main vers l'arrière de sa tête, comme si elle rejetait tout derrière son dos. J'ai longtemps utilisé ce truc, et je m'en suis longtemps réjoui. C'était une belle façon de fuir ce qui me déplaisait. Je rejetais au néant les réalités déplaisantes de la vie. Je m'en croyais libérées. Jusqu'à ce que je me rende compte un jour que les choses volontairement ignorées allaient se placer invariablement dans ma colonne vertébrale. Je pense que toute chose, toute action, toute responsabilité que nous tenons à ignorer nous reviennent un jour ou l'autre avec le poids supplémentaire de la défaite et du sentiment de fuite.
Henri Laborit a publié en 1976 L'éloge de la fuite. Je lui emprunte les mots qui suivent pour essayer d'expliquer notre passivité.
« Quelles sont les raisons qui nous empêchent d'agir? La plus fréquente, c'est le conflit qui s'établit dans nos voies nerveuses entre les pulsions et l'apprentissage de la punition qui peut résulter de leur satisfaction. Punition qui peut venir de l'environnement physique, mais plus souvent encore de l'environnement humain. Une autre source d'angoisse est celle qui résulte de l'ignorance où nous sommes des conséquences d'une action ou de ce que nous réserve le lendemain. Enfin, chez l'homme, l'imaginaire peut construire des scénarios tragiques qui ne se produiront peut-être jamais, mais dont nous redoutons la venue possible. Même en écarquillant les yeux, l'Homme ne voit rien. Il tâtonne en trébuchant sur la route obscure de la vie, dont il ne sait ni d'où elle vient, ni où elle va. Il est aussi angoissé qu'un enfant enfermé dans le noir. »
Mais comme il est bon parfois pour le navigateur de changer de cap face à la tempête, il lui faut parfois la traverser. S'il la traverse, ne sera-t-il pas gratifiant pour lui de l'avoir affrontée, de l'avoir vaincue? Lutter contre cette tempête aura été pour lui un moment lourd à porter, mais combien légers seront ses lendemains.
C'est à ces tempêtes de la vie auxquelles il nous faut souvent nous confronter. Les fuir n'allège pas nécessairement notre pas. Elles finiront toujours par se représenter sous d'autres formes quand ce n'est pas dans sa première réalité.
Il vaut mieux garder à l'esprit qu'un coup esquivé risque fort d'aller répercuter sur le mur de nos réalités et que l'insouciance n'a jamais été une armure pour nous protéger. Faire face à chacune de nos responsabilités est bien moins lourd que la fuite dans le désert de notre naïveté.
J'aimerais remercier M. Michel René, pour sa généreuse contribution en autorisant la diffusion de cet article dans notre Journal GBS et sur notre site Internet.
Le 28 avril 2011, se tiendra la cinquième édition de la Journée NATIONALE des Préposé(e)s aux Bénéficiaires des établissements Publics et Privés.
Avant tout, j'aimerais profiter de cette journée spéciale, pour vous exprimer toute la gratitude et l'admiration via le travail journalier que vous accomplissez le plus souvent dans des contextes difficiles, situations critiques à gérer dans un système déficient, qui à l'occasion, déstabilisent votre échelle de valeurs.
Les changements exigent une grande force intérieure, un accomplissement de soi- même par vos émotions et l'amour que vous partagez avec les autres. Il est admirable de constater votre passion, votre présence discrète auprès des gens que vous côtoyiez, l'empathie, l'humilité mise aux tâches à accomplir, on ne s'improvise pas Préposé(e)s aux Bénéficiaires, on le devient par choix. Pour pratiquer cette profession, il est primordial d'avoir de la compassion, de la dignité et surtout un grand sens du devoir pour accomplir à tous les jours ce à quoi vous êtes confrontés au quotidien.
Mes collaborateurs et moi, aimerions vous exprimer tout simplement : Merci pour votre implication, vous êtes des professionnel(le)s accompli(e)s !
La FPBQ a pris l'initiative de dialoguer avec les deux centrales syndicales suivantes, la SQEES section locale 298 FTQ (22 septembre) et FSSS-CSN (19 mai) afin que nous puissions nous entendre pour la création d`une seule journée reconnaissance, une seule date pour tous, afin de souligner le travail et la contribution des préposé(e)s aux bénéficiaires au réseau de la Santé.
Je vous remercie de votre attention. Je vous prie d'agréer, Mesdames, Messieurs, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Ce message s'adresse à tous, j'aimerais remercier les gens du Québec pour leurs commentaires positifs, sur la situation actuelle qui fut étalée au grand jour par l'entremise d'une enquête présentée à l'émission de J.E. (TVA), en date du 28 janvier 2011. Ce n'est pas d'aujourd'hui que ces problèmes atteignent notre visibilité.
Depuis plusieurs années, la FPBQ avait émis et confirmé à maintes reprises, des avis sur les manques d'Ordre académique et de la non- conformité des soins de base et complexes prodigués et destinés aux personnes vulnérables, qu'ils soient soins invasifs et/ou distribution de médicaments, nos affirmation furent ignorées et parfois même prises à la légère. Malheureusement, à force d'éviter les problèmes et de ne pas corriger les situations à la source, ce fut en images diffusées que la vérité fut retransmise. Des images crues, avec des constats authentiques, un mal nécessaire selon nous.
Nous avons reçu 64 communications, en date du 29, 30, 31 janvier 2011, des régions de Montréal, Québec, Laurentides, Mauricie, Saguenay, Bas St-Laurent, Chaudière-Appalaches, Estrie, Montérégie, de gens du public, de familles, qui en colère nous transmettaient des commentaires assez virulents sur le comportement, l'attitude et l'incompétence des Préposé (e)s aux Bénéficiaires. La population du Québec est offensée que leur province traite leurs ainé(e)s avec mépris.
Nous comprenons la position des Québécois. Est-ce vraiment les Préposé(e)s aux Bénéficiaires qui sont responsables de la dégradation des soins au système privé ? Non, bien souvent nous en sommes les victimes, le contrôle décisionnel ne nous appartient pas, car en soi, les Préposé(e)s ne sont pas les décideurs mais plutôt les exécuteurs. Qui embauche avec de la formation réduite ou sans formation? Les règles qui régissent les soins devraient être universelles, tant du côté du public que du privé, pas de passe droit afin d'éviter des situations dégradantes, telles que celles qui furent présentées à la télévision, ce 28 janvier 2011 dernier.
Je vous confirme que des Préposé(e)s aux Bénéficiaires (PAB) nous ont appelés et interpellés pour dénoncer ces situations. Plusieurs PAB m'ont affirmé que le privé est en cause. J'ai demandé à ces PAB, de l'objectivité et d'être très prudents dans leurs propos et affirmations, car personne n'est à l'abri de comportements déconcertants, autant dans le privé que le public, donc prudence dans vos affirmations !
Maintenant que l'abcès est crevé, quelles seront les intentions réelles de la Ministre Domique Vien? Passera-t-elle des paroles aux actes ? Devrait-il y avoir consensus pour de l'inspection auprès des Préposé(e)s aux Bénéficiaires dans le cadre de leur travail ? Beaucoup de gens ne croient pas aux paroles de la Ministre, encore du vent, disent-ils ! Personnellement, je suis disposé à lui donner le bénéfice du doute ? à laisser la chance au coureur, car bien évidement, Madame Vien n'est arrivée en poste que depuis le mois de Septembre 2010.
Oui, l'industrie de la résidence pour personnes âgées (Selon M. Desjardins) est jeune et en pleine expansion au Québec, ces gens doivent faire des profils, car toute entreprise sans profil est vouée à la faillite. Par contre, ce ne doit pas être la seule raison qui les motive pour éviter leurs obligations envers les personnes vulnérables dans les soins et services ! Je suis d'avis qu'il est temps de corriger la situation, avant qu'elle ne se détériore davantage. Nous avons tous une responsabilité, Ministère de la Santé, Préposé(e)s aux Bénéficiaires, clients, familles, gestionnaires, trop longtemps, ces conditions ont perduré aux yeux de tous, témoins et responsables envers la collectivité.
Si nous voulons que nous, Préposé(e)s aux Bénéficiaires, soyons considérés comme professionnel(le)s, un changement d'attitudes devra s'imposer afin que la population nous perçoive plus positivement. La fierté doit couler dans vos veines, pas du mépris encore moins de l'absence !

Pendant 15 ans, j'ai eu le plaisir de partager avec mes pairs, de nombreuses heures dans la profession.
Nous avions en commun la passion, le courage, le privilège de travailler chacun à un rôle précis et
ainsi conjuguer ces rôles vers un même objectif : le mieux-être et les soins appropriés aux clients.
Présentement, vous occupez davantage d'espace dans ce domaine, une place prépondérante : Vous, PAB,
Auxiliaires familiaux êtes près de l'essence même de la profession : le patient. Si nous regardons attentivement
le sujet, nous nous rendons compte que nous sommes tous complémentaires.
Qu'est ce qu'une équipe ?
«Un groupe de personnes s'impliquant et travaillant afin de partager une
même tâche en unissant leurs forces complémentaires. Par la motivation, ils se réunissent pour atteindre
un objectif et une action commune. Tous sont importants (Infirmière, infirmière auxiliaire, préposé(e)
aux bénéficiaires), tous doivent s'épauler, cela implique une convergence des efforts pour la réalisation.
Tant que nous refuserons d'admettre que notre tâche est un travail d'équipe, nous aurons des difficultés
à retrouver le plaisir de travailler.«
La création d'un Ordre des Préposé(e)s aux Bénéficiaires est un changement inimaginable dans le portrait
des travailleurs du réseau de la Santé. Comme tout changement, il soulève sûrement de grandes interrogations
parmi les PAB.
Plusieurs Préposé(e)s aux bénéficiaires se demandent pourquoi se regrouper?
Qu'est-ce que cela va nous apporter?
Certains doivent même s'y opposer farouchement. Cette réaction est normale car tout changement génère
de la résistance. Il existe une théorie dans la gestion du changement. C'est ce que l'on appelle : la
règle du 20/60/20. Le premier 20% des personnes qui travaillent dans le secteur accepteront d'emblée
le changement (les positifs). Un autre groupe, soit environ 60% des employé(e)s ne se compromettront
pas (les neutres) : ces employé(e)s seront plutôt réservé(e)s face au changement. Quant aux 20% des
employé(e)s qui restent, ils ou elles résisteront farouchement au changement (les négatifs) ; ils ou
elles tenteront même délibérément de le faire échouer. Le moyen le plus simple et par excellence demeure
la communication.
La résistance au changement provient le plus souvent :
J'aimerais vous définir à ma façon un regroupement professionnel : A pour objectif premier la protection du public, par la promotion de la profession, son avancement, le perfectionnement de ses membres. Avant ce jour, vous étiez isolés professionnellement, cet isolement était un handicap majeur à la reconnaissance que vous recherchez et à laquelle vous avez droit. Se regrouper c'est dans les faits, officialiser le respect que nous avons de nous-mêmes et de la profession que nous pratiquons.
Pour se faire respecter, il faut avant tout se respecter, croire en ce que l'on est et en ce que l'on
fait. Le Ministre de la Santé, M. Philippe Couillard, présidait au coup d'envoi du Congrès de fondation
de la Fédération, le 14 mai 2005 dernier, il avait affirmé cette phrase historique « Votre corps de
métier deviendra profession ...»
Pour 2010, on se souhaite un Ordre. Rien de moins.
